dimanche 25 octobre 2015

Droit devant.

Ils m'ont dit qu'ils me trouvaient fatiguée, que je devais faire quelque chose parce que j'allais vraiment m'épuiser.
Ils m'ont assuré qu'ils étaient là en cas de besoin si je devais souffler.
Elle m'a dit que ce serait peut-être une bonne solution de me faire aider, d'aller m'ouvrir chez ce monsieur à qui l'on peut raconter tout le noir coincé dans le coeur et dans la tête.
Juste une fois, comme ça et que tant pis si le feeling ne passait pas, je pourrais toujours trouver LA bonne personne. Elle existe, quelque part, cette bonne personne.
Elle m'a dit, elle aussi, qu'elle avait peur, pas pour eux mais pour moi. Parce que ça avait l'air compliqué toute cette situation.
Il y'a longtemps, elle m'a raconté comment un jour, un matin, après avoir lutté, encaissé, elle n'a plus été capable de rien, rien, rien. Pas même de sortir de son lit.
Tout les soirs, je me dis que ça va m'arriver demain matin.
Que demain matin, ce sera mon tour de ne pas y arriver, de ne pas être capable de bouger le petit orteil.
Je prie pour que ça n'arrive jamais, je me raisonne jusqu'à m'en coller des baffes.
Demain, ça ira mieux.
Mais ce soir, j'ai peur que le matin ne vienne.
Le matin et le mur, droit devant.